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Projet politique de l'UDO adopté par l'Assemblée Générale du 2 novembre 2008
Les 10 projets de l'UDO
- Valorisation du diplôme d’opticien-optométriste
- Obligation de formation continue
- Charte de déontologie de l’opticien
- Transfert du risque optique aux complémentaires
- Ouverture dans la chaîne de santé visuelle
- Communiquer sur nos compétences
- Libre concurrence
- Légitimer et sécuriser les nouvelles formes de vente
- Développer la communication entre tous les acteurs de l’optique
- Respecter l’environnement
1.Valorisation du diplôme d’opticien optométriste
- L’opticien-optométriste est un partenaire de l’ophtalmologiste et non un concurrent
- Adaptation de la formation au nouveau périmètre professionnel
- Validation du diplôme d’opticien-optométriste dans le cadre du système LMD
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Les délégations de tâche des ophtalmologistes vers les opticiens validées l’année dernière, dans des conditions parfois animées, ne doivent pas s’entendre comme la victoire des opticiens sur les ophtalmologistes.
Cette réforme a légitimé certaines pratiques professionnelles chez l’opticien, comme par exemple l’adaptation des lentilles de contact.
S’il s’agit de la reconnaissance légale de la pratique professionnelle d’un certains nombre d’entre-nous, il ne faut pas non plus perdre de vue que certains confrères avaient laissé ce champ inexploité.
Il nous appartient d’être à la hauteur des responsabilités qui viennent de nous être reconnues : nous avons de nouveaux droits, avec comme corollaires de nouveaux devoirs, à commencer par une formation adéquate.
"L’ajustement" (vers le haut) de notre formation initiale en est la première étape.
2. Obligation de formation continue
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L’opticien, professionnel de santé, doit s’engager en matière de formation continue
- Il devra suivre une formation continue d’au moins 12 heures/an (ou 24 heures sur deux ans)
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Cette formation pourra être dispensée sous les formes suivantes :
- Cours magistral
- Atelier pratique
- Congrès scientifique
- Stage en milieu hospitalier
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Dans un domaine aussi évolutif que la santé, où les moyens techniques dont nous disposons aujourd’hui seront rapidement balayés par ceux de demain, on ne peut sérieusement prétendre être formé à vingt ans et ensuite faire toute sa carrière professionnelle sans mise à jour régulière.
La norme proposée est, par définition, un compromis, réaliste car applicable à tous, quelle que soit la structure du magasin
3. Charte de déontologie de l'opticien
L’opticien,
un professionnel compétent
- L'opticien professionnel de santé et spécialiste de la vision.
Il est qualifié, indépendant et responsable; il assure le contrôle des fournitures délivrées dans le point de vente qu'il dirige.
- L'opticien, par sa compétence professionnelle et celle de ses collaborateurs, s'engage à donner au client la réponse la plus appropriée à ses problèmes de vision.
L’opticien,
un professionnel qui s’engage
- L'opticien s'engage à adopter en tous points une attitude loyaleet à donner à son client une information objective sur les produits etservices qu'il peut lui offrir, notamment sur ses offres commerciales.
- L'opticien fera sa proposition d'équipement en fonction des besoins visuels du client, de l'usage que celui-ci fera del'équipement, dans le respect des conventions signées, et non enfonction de ses capacités de remboursement.
- L'opticien s'engage à pouvoir justifier, à tout moment, de laconformité de l'équipement vendu à ce qu'il a proposé et facturé.
- Même "à la demande du client ", la facture doit être conforme aux produits délivrés : verres d’une part et monture d’autre part.
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Il s’agit du rappel de la charte que nous avions signée en concertation avec la F.F.S.A.
Bien évidemment cet engagement trouve sa pleine place dans notre projet dont elle est quelque peu la clef de voûte.
4. Transfert du risque optique aux complémentaires
(hors enfants et CMU)
- L’articulation R.O. / R.C. ne se justifie plus
au regard, notamment du faible remboursement du R. O.
- Simplification et transparence pour l’opticien :
- Gain de temps en travail administratif, échanges de normes simplifiées, économies de consommables…
- Remboursements optimisés, en 72 heures, par la mise en place d’une norme d’échange unique
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Dans ce dossier lourd et sensible, on retrouve les positions dialectiques que l’on a connues à d’autres occasions : quand certains parlaient d’écoles libres, d’autres parlaient d’écoles privées. Aujourd’hui on nous parle, insidieusement, de déremboursement . Pour notre part, nous voulons parler de transfert du risque.
Nous considérons en effet que la gestion du risque optique peut être considérablement améliorée par un transfert (hors CMU et enfants) vers les complémentaires santé, sans pour autant remettre en cause le principe de solidarité nationale, l'accès aux soins pour tous, ni aboutir à une démédicalisation de la filière.
Il est en effet avéré que l'enjeu économique représenté par notre secteur pour le régime obligatoire est si faible qu'il n'effectue pratiquement jamais de contrôle. En l'état le maintien de sa politique de conventionnement entretient l'illusion d'une présence active sur un secteur qu'il a, en fait, déserté.
L'efficacité et les économies de gestion qui pourraient être obtenues par ce transfert, permettraient, sans nul doute, d'optimiser les prises en charge dans le cadre d'une véritable politique globale de santé publique.
5. Ouverture dans la chaîne de santé visuelle
- La profession doit développer des échanges avec tous les acteurs de la filière vision
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L’opticien s’engage à informer ses clients des différentes possibilités d’amélioration de la vision :
- Lunettes
- Lentilles de contact
- Chirurgie réfractive
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Ne nous voilons pas la face, la réforme de l’année dernière et les perspectives que nous envisageons n’emportent pas le consensus de tous les professionnels de la vision et nous avons vu fleurir quelques réflexes corporatistes. L’impossibilité que nous avons toujours déplorée d’un véritable dialogue, loyal, entre les différentes professions de santé a entraîné des crispations bien dérisoires au regard des enjeux.
Tout cela sera très certainement balayé et nous voulons croire qu’une fois ces différentes évolutions mises en place, les oppositions syndicales nationales n’auront plus lieu d’être et que la réalité du terrain (sur lequel cela se passe en général très bien) l’emportera.
Nous aurons alors fait un grand pas en avant dans l’intérêt du consommateur et de la santé publique. Pour notre part, nous nous y emploierons. Il y va de l’intérêt général.
D’un autre côté, nous affirmons que notre premier devoir de professionnel de la vision, ouvert et responsable, est, avant la vente d ’un équipement, de donner à nos clients une information, sincère, sur les différents moyens qui existent pour améliorer leur vision, sans se limiter à la fourniture d ’un équipement.
6. Communiquer sur nos compétences
- La vérification de la vue
- L’adaptation des lentilles de contact
- La basse vision
- Le dépistage
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Une formation améliorée, une éthique professionnelle à la hauteur de nos responsabilités : une fois ces conditions remplies, il faut bien que nous puissions faire savoir au grand public les prestations et les services que peuvent leur apporter les opticiens.
Entre publicité tapageuse de marchands de lunettes d'un côté et l'impossibilité de faire savoir ce que nous sommes capables de faire défendue par certains d'un autre côté, il y a un juste équilibre à trouver.
Un recentrage de la communication de notre profession s'impose
7. Libre concurrence
- Vigilance quant aux prix "imposés" par les fournisseurs et les complémentaires
- Respect de la libre concurrence
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A l ’heure où la liberté des prix est assez relative dans la mesure où nos confrères travaillent de plus en plus dans des cadres conventionnels encadrant cette liberté (contrats avec les fournisseurs, conventions avec les complémentaires santé...), il est important que le jeu ne soit pas faussé et que les conventions de tous ordres soient respectées par les deux parties.
8. Légitimer et sécuriser les nouvelles formes de ventes
- Développons notre marché :
- Le développement de la vente sur Internet est inéluctable, ne la laissons pas à d’autres
- Légitimons, en la sécurisant, la vente à distance
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Comme nous l'avons écrit il y a plusieurs mois dans une chronique il est temps d’ouvrir les yeux sur ce dossier. Le commerce électronique n’est plus un phénomène émergent. Il s’applique aussi à la vente des produits d’optique. L’idée d’une ligne Maginot administrative ou judiciaire (étant rappelé que, "pour marquer notre territoire", nous avons fait condamner des sites en France), ne pourra jamais endiguer le développement de ce mode de vente.
A nous de convaincre les consommateurs (par une attitude professionnelle irréprochable) de l’intérêt que représente l’achat dans un magasin d’optique. Mais ne nous leurrons pas : ce qui reste aujourd’hui marginal, va se développer et notre professionnalisme n’empêchera pas le consommateur d’aller effectuer ses achats sur internet.... D’où la nécessité d’une réflexion économique : devons-nous accepter que les opticiens français perdent des parts de marché au profit de sites marchands, qui ne sont même pas placés sous la responsabilité d ’un professionnel qualifié?
Ne devons-nous pas au contraire, accompagner cette évolution inéluctable et permettre, en offrant le maximum de sécurité possible, aux opticiens français de vendre certains produits sur internet ? Poser la question c’est déjà y répondre en partie.
Rappelons aussi que par ailleurs le Ministère de la Santé avait déjà indiqué, dans un courrier de mai 2006 qui n'a pas eu grand écho, que la vente des lentilles de contact sur internet n ’était pas illégale dès lors qu’elle s ’effectuait sous le contrôle d’un opticien.
9. Développer la communication entre tous les acteurs de l’optique
- Partage des idées et des connaissances entre :
- Tous les opticiens
- Les instituts de formation : enseignants et élèves
- Les autres professionnels de la vision :
ophtalmologistes et orthoptistes
- Echange et concertation avec toutes les organisations de la profession : syndicats, associations…
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Cela pourrait paraître redondant, mais c’est une deuxième étape dans le postulat affirmé dans la diapositive précédente (ouverture dans la chaîne de santé visuelle).
Une fois les tensions apaisées, il faudra passer à l ’étape suivante, c ’est à dire créer une véritable synergie ... sachant que la route sera longue.
10. Respecter l’environnement
- Le zéro papier
- Matériaux recyclables
- Le tri sélectif
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A l’heure où des comportements responsables en matière d’écologie sont essentiels pour l’avenir de notre planète, notre profession ne peut rester à l ’écart et doit adopter de nouveaux comportements.
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