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L'analyse visuelle

L’opticien optométriste s’informe des antécédents familiaux (aspects héréditaires), médicaux (santé générale, prise de médicaments), et visuels de l’individu (ancienneté de la première paire de lunettes et de l’équipement porté). Il écoute son client s’exprimer sur les gènes ressenties, et sur ses activités visuelles, au travail et lors de loisirs. Un pilote de chasse n’a pas les mêmes besoins qu’une passionnée de peinture sur soie. Il évalue le manque visuel en mesurant l’acuité (plus petits détails perçus), en vision de loin et en lecture, œil par œil, puis en vision binoculaire, sans lunettes et avec la paire portée d’ordinaire.

L’opticien optométriste commence l’examen de vue, en vision de loin (à 5 mètres), œil par œil. Il améliore la qualité de l’image, en terme de netteté, en procédant par défilement de verres d’essais, jusqu’à obtenir la meilleure acuité. Il dispose de nombreux tests et méthodes d’évaluation mais sélectionne ceux qui sont appropriés à l’étude du cas.
Améliorer la vue de chaque œil en vision de loin ne suffit pas. Il faut ensuite analyser le fonctionnement simultané des deux yeux, sur l’instant, sur la durée, lors d’un effort perceptif, comme en vision de près, toujours évaluée binoculairement.

L’opticien optométriste évalue le degré de comparabilité des deux images (en netteté et en taille) et l’améliore en équilibrant les deux compensations (équilibre binoculaire).
Sur le plan moteur et fonctionnel, il mesure les amplitudes d’accommodation (capacité de mise au point) et de convergence, facultés des yeux à fixer le même objet et à le suivre quelle que soit sa position, au loin et en vision de près. Il vérifie la capacité du système visuel à fusionner ces deux images et à percevoir la position relative des objets, via les reliefs. Cet ensemble de performances conditionne le confort lors d’une activité prolongée ; les compensations sont modifiées pour favoriser l’équilibre entre ces fonctions.

L'opticien optométriste clôt l'analyse par l'exploration du champ visuel, la perception des mouvements, des couleurs, des contrastes lumineux, la sensibilité à l'éblouissement, la vision nocturne. Car la vie est dynamique, au volant d'une voiture, au bureau.
On compte actuellement en France plus de 8000 magasins d'optique qui, aux termes de la loi, sont dirigés ou gérés par des opticiens diplômés.

En fonction de toutes ces recherches, il établit la compensation qui :
. Assure le confort visuel et la qualité de la perception
. Correspond à une stratégie à long terme, induit
l’évolution visuelle la plus favorable.
Par exemple, un jeune très myope est souvent
compensé partiellement, maintenu légèrement "dans
le flou", car cette technique limite l’aggravation des
myopies de croissance.
. Evite au porteur la sensation de "lunettes trop
fortes".

Il préconise un mode d’équipement (lunettes, lentilles, aides visuelles) auquel il adapte la formule de la compensation :
. Certaines anomalies sont mieux compensées en lentilles qu’en
lunettes ou nécessitent une combinaison des deux modes de
compensation. En cas d’amblyopie ou de pathologie, la
compensation par verres ophtalmiques ou lentilles de contact
n’améliore pas suffisamment l’acuité. L’opticien optométriste
oriente le client vers l’utilisation de systèmes agrandissants,
depuis la simple loupe éclairante jusqu’aux téléagrandisseurs
et systèmes télescopiques.
. Dans d’autres cas, il peut orienter le client vers un autre
professionnel de santé. S’il croit déceler une pathologie ou une
anomalie sortant de son domaine d’intervention, il conseillera de
consulter l’ophtalmologiste.
Ou un autre médecin, car, les yeux pleurent lors d’un inconfort
en lentilles, mais le larmoiement peut aussi être du ressort de
l’allergologue.
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